La chronique de Coline

La fonte des glaces

Les poissons se font de plus en plus rares, comme je l’ai expliqué lors de mon précédent article. Mais ils ne sont pas les seuls. Les glaciers des pôles Nord et Sud disparaissent également peu à peu. En 2012, le niveau des glaces avait atteint son plus bas niveau jamais enregistré.
Aujourd’hui cette fonte a fait passer la superficie de la banquise de 10.7 millions de km2 à 8.2 millions de km2. Par rapport à 2007, l’Arctique a perdu une quantité de glace équivalente à la surface d’un pays comme l’Irak… De quoi frissonner !

Mais pourquoi ?
Toute cette fonte a un déroulement bien précis. À la fin de l’été et au début de l’automne, la glace arctique est à son plus bas niveau annuel. Jusqu’en septembre, la glace fond avant de se reconstituer progressivement pendant l’hiver quand les températures diminuent. Mais depuis quelques années, on constate deux choses : d’abord, la glace fond de plus en plus chaque été, et ensuite, elle se reconstitue de moins en moins facilement pendant l’hiver.
Alors pourquoi ?
Une raison toute simple : le réchauffement climatique, et oui ça existe ! À cause de ce fléau, la surface de la banquise diminue de 13% environ chaque décennie, et 2016 a été déclarée gagnante, mais de quoi ? Et bien de l’année la plus chaude depuis 1880, donc de la plus dévastatrice pour la banquise.
Mais ces problèmes de disparition des glaciers sont également liés à des causes naturelles (oui, parce que tout n’est pas détruit à cause des Hommes). Par exemple, en Antarctique, une crevasse géante s’est créée, accélérant ainsi la fonte. Ceci serait du à l’intrusion d’eau plus chaude que la normale au coeur du glacier, selon les scientifiques de la NASA (mission IceBridge). Elle mesure 113km de long, sur plus de 91m de largeur et environ 500 m de profondeur. La crevasse ne coupe pas encore entièrement la plate-forme de glace, mais si cela arrivait un iceberg de la taille de la Palestine pourrait se détacher.
Mais sous nos glaciers se trouve le permafrost (sol dont la température se maintient en dessous de 0°C pendant plus de deux ans consécutifs. Il représente 20% de la surface terrestre de la planète) qui abrite des gaz issus de la décomposition d’organismes vivants « emprisonnés » dans ce permafrost. Le gaz le plus préoccupant est le méthane et les risques de le libérer dans l’air sont très importants. À quantité égale, le méthane est un gaz à effet de serre 86 fois plus puissant que le CO2 sur une échelle de 20 ans. Je vous laisse imaginer les catastrophes climatiques que cela entrainerait !

Reconstruire les glaciers, c’est possible ?
Selon des études récentes, il serait facile et même peu coûteux de recongeler l’Arctique par un moyen de géo-ingénierie (l’ensemble des techniques qui visent à manipuler et modifier le climat et l’environnement de la Terre à grande échelle) permettant de lutter contre la fonte des pôles liée au réchauffement climatique. Un chercheur de l’université d’Harvard a ainsi expliqué dans une revue scientifique comment il serait possible de refroidir l’Arctique: en injectant des particules réfléchissantes dans l’atmosphère, les rayons du soleil seraient moins nombreux à atteindre le sol et la glace pourrait se reconstituer. Il suffirait de réduire de 0,5% la pénétration du soleil pour ramener la surface de glaces arctiques au niveau auquel elle était avant l’ère industrielle et l’explosion des émissions de gaz à effet de serre. D’après lui, cela ne coûterait «que» 8 milliards de dollars par an, assure-t-il. Peu coûteux alors ?
Il semblerait alors, encore une fois, que l’unique solution serait de faire attention aux gaz à effet de serre que nous émettons afin de protéger au mieux notre planète.
Sources : http://www.20minutes.fr
http://www.leparisien.fr

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