La chronique de Coline

Matin, midi, soir et même parfois entre les repas, nous mangeons, pour la majorité, en quantité suffisante. Mais ce n’est pas le cas partout, et la France n’est pas exclue des pays connaissant la faim. Et c’est de ce problème dont je vais vous parler aujourd’hui. La faim touche 795 millions de personnes (soit une personne sur neuf) dans le monde. La grande majorité des personnes qui en souffrent vivent dans des pays en développement. Alors, selon vous quel est le continent qui héberge le plus d’habitants sous-alimentés ? Afrique ? Asie ? Europe ?
Et bien c’est l’Asie qui compte à elle seule 281 millions de personnes sous-alimentées ! Et c’est principalement sur cette dernière que je vais me concentrer.

L’Asie a faim, mais pourquoi ?
En Asie, la malnutrition représente 45% des causes de mortalité. Deux causes de la faim en Asie : la pauvreté et l’agriculture. Et oui, dans les campagnes, les agriculteurs qui ne roulent pas sur l’or n’ont pas les moyens d’investir dans leur production et ainsi de récolter assez de denrées pour en vivre ou les vendre.
Phénomène aggravant : une personne sur trois n’a pas accès à des dispositifs d’assainissement des eaux, qui sont pourtant nécessaires à la santé et à de bonnes conditions de vie.
Beaucoup souffrent également de manque d’infrastructures agricoles (routes, entrepôts, moyens d’irrigation…). Les agriculteurs de ces pays subissent une réelle pression financière car ils ont des dettes immenses ! Les pays riches leur achètent de moins en moins cher leur production (pour leur vendre de plus en plus cher les marchandises dont ils ont besoins pour cultiver) ce qui ne fait qu’aggraver la pauvreté de ces pays et la dépendance à l’aide internationale.
En Asie, c’est la déforestation qui accélère l’érosion des terres qui pourraient être utilisées pour la culture.
L’ Afrique, experte dans ce phénomène de faim, (au Kenya, en Ethiopie, en Somalie…) dont le climat sec et chaud provoque la mort du bétail et de mauvaises récoltes.

Des conséquences bien lourdes…
Pour commencer, les personnes sous-alimentées souffrent d’une diminution de leurs défenses immunitaires et tombent malades beaucoup plus facilement.
La faiblesse n’est pas seulement physique, elle est aussi psychologique et empêche les individus de s’ épanouir.
Mais disons les choses clairement, sans avoir besoin de vous écrire tout un paragraphe, la principale conséquence de la faim dans le monde est la mort (24 000 personnes par jour). Il est donc important que chacun sache ce qui se passe sur nos continents voisins, ainsi que sur le nôtre.

Il y a des solutions !
L’aide alimentaire immédiate par exemple, qui consiste à distribuer directement de la nourriture aux gens dans le besoin, est très présent lors de catastrophes naturelles. Mais l’aide alimentaire sur le court terme permettrait aux populations de ne plus lutter pour manger et ainsi de mettre en place des commerces ou de mieux gérer leurs domaines agricoles et par la suite de briser cette dépendance internationale.
Afin de récupérer les eaux de pluies (qui permettent de cultiver, se laver etc…) des systèmes de récupération existent et ils restent simples mais très efficaces.
L’association Vision du Monde se fixe des objectifs pour lutter contre cette faim (donner le nécessaires aux femmes enceintes et bébés, créer des environnements durables etc…)
Une des plus grosse association de lutte contre la faim dans le monde (Action contre la faim) mène un combat qui consiste, par des opérations d’urgence, à subvenir aux besoins vitaux des populations les plus vulnérables à travers le monde. Leurs actions se multiplient : Intégration dans les constitutions de tous les États du droit à la santé, à l’eau et à l’alimentation, signature d’accords internationaux contraignants pour limiter le dérèglement climatique et ses conséquences sur les populations, adoption de lois limitant la spéculation sur les matières agricoles, formation d’un mouvement social international contre la faim avec des représentants et des relais sur tous les continents, et d’ici 2030, la dernière action serait l’éradication de la faim ! On ose à peine l’imaginer !
Grâce à eux, 193 pays se sont également engagés à prendre des mesures dans leurs propres pays pour éliminer la faim.
Individuellement, je vous encourage à adopter le commerce équitable, qui permet aux producteurs de vivre décemment de leur travail et d’être acteurs de leur modèle de développement.
In fine, le commerce équitable est le pilier d’une économie respectueuse des droits économiques, sociaux culturels et environnementaux. D’ailleurs, pourquoi ne pas aborder ce sujet lors de mon prochain article ?

Sources : http://www.un.org
http://faimdanslemonde.e-monsite.com
http://fr.wfp.org
https://sites.google.com

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