La chronique de Coline

Aujourd’hui, je me suis intéressée à un des nombreux phénomènes qui menacent l’environnement : la déforestation ! Alors parlons chiffres cinq minutes. Les forêts recouvrent 30,6% de la surface de la Terre, dont 93% sont naturelles. 40% du carbone terrestre est stocké dans la végétation et les sols des forêts. C’est donc clair : les forêts ont un rôle primordial pour la vie sur Terre, mais la déforestation, devenue massive compromet ce rôle, ainsi que la biodiversité dont nous faisons partie. Selon le World Resources Institute, 80% de la couverture forestière mondiale originelle a été abattue ou dégradée, essentiellement au cours des 30 dernières années.

Pourquoi amaigrissions-nous nos forets comme cela ?
La déforestation a plusieurs causes, dont voici les principales :
L’expansion agricole (exemple : au Brésil, les forêts primaires sont détruites pour cultiver le soja) et l’alimentation des animaux d’élevages sont les principales causes de déboisement dans le monde (69,5 % à eux deux).
L’extraction du pétrole et du gaz affecte également les milieux forestiers.
La forêt française, première forêt d’Europe occidentale en terme de superficie, est considérée comme le principal gisement pour la biomasse solide (bois). Malheureusement, la forêt est alors considérée comme une simple ressource énergétique, sans considération pour sa valeur écologique (biodiversité, lutte contre les risques naturels…).
L’exploitation illégale du bois joue également un rôle important dans la déforestation. L’Europe a une forte responsabilité dans cette dégradation puisque près d’un quart de ses importations de bois sont présumées d’origine illégale. La France quant à elle importerait 39 % de bois tropicaux d’origine illégale selon le WWF.

Et à quelles fins ?
Le changement climatique est le plus connu. En effet, 17 % des émissions mondiales de dioxyde de carbone, résultent de la déforestation et des changements apportés à l’occupation des sols. Ainsi lorsque des forêts sont détruites par le feu, le dioxyde de carbone emprisonné dans le bois des arbres retourne dans l’atmosphère, venant s’ajouter au gaz présent déjà trop important.
Mais il y a d’autres conséquences à considérer. Les forêts hébergent plus de 80% de la biodiversité terrestre et représentent l’un des derniers refuges pour de très nombreuses espèces animales (envrion 27 OOO disparaissent chaque année a cause du déboisement) et végétales. De plus, les habitants des pays en développement dépendent de médicaments naturels dont 50% des principes actifs qu’ils utilisent proviennent de la forêt. La déforestation est donc aussi une menace pour l’Homme.
Si nous enlevons l’habitat naturel des différentes espèces vivants dans la forêt et que la distance qui nous sépare d’elles diminue, le risque d’attraper ces maladies augmente considérablement, puisque qu’elles représentent 72% des causes de maladies infectieuses (exemple : 40 % de la population mondiale vit dans des régions infestées par le paludisme et dans un cas de déforestation, le risque est 300 fois plus important).
L’aggravation des catastrophes naturelles (comme en Haïti où plus de 90 % des arbres ont été abattus, essentiellement pour faire du charbon de bois. Sans racines ni feuillages, il n’y a rien pour retenir l’eau dans les localités situées au niveau de la mer, qui subissent alors des coulées de boue meurtrières) et l’érosion sont également préoccupantes. En Grèce ou en Espagne par exemple, il n’y aura plus jamais de repousse végétale car les racines ont été détruites alors que les arbres avaient l’habitude de pousser abondamment. Quel dommage !

Alors il y a-t-il des solutions ?
De nombreux exemples montrent que cloisonner les forêts dans des réserves représente une solution inadaptée socialement et souvent écologiquement parlant. Car l’homme (quand il ne rase pas tout) contribue aussi à un certain équilibre et une diversité écologique de la forêt, qui lui est tout aussi indispensable pour vivre. Une des seules solutions paraît être la gestion durable des forêts. Agir sur notre mode de développement par une forte prise de conscience populaire pourrait renverser la tendance. Le taux annuel net de pertes de forêts s’est ralenti passant de 0,18 % dans les années 1990 à 0,08 % au cours de la période 2010-2015, aurions-nous déjà pris conscience de l’importance de nos forêts ? Certaines firmes oui ! Comme la FSC par exemple qui met en place des normes de gestion forestière (les entreprises ayant obtenue la certification FSC sont amenées à être en relation avec des des exploitants forestiers respectueux des produits de la forêt et de la biodiversité, des équilibres écologiques, des ressources en eau, des sols, des paysages, etc. Ainsi, les populations locales et la société pourront profiter à long terme des bienfaits de la forêt.
Sources : http://www.zero-deforestation.org/
https://www.notre-planete.info
https://fr.fsc.org